Jusqu'aux années 1950, l'activité économique de l'île
repose sur deux activités principales
¨ l'agriculture
¨ l'exploitation des salines.
L'agriculture
L'agriculture des premiers colons fût essentiellement vivrière avec
comme finalité la subsistance mais très rapidement, ils introduiront dans leurs gammes
de plantes des productions
susceptibles d'être utilisées à des fins commerciales: tabac, indigo, coton, canne à
sucre et même café et cacao.
On peut diviser l'agriculture Saint-Martinoise en grands cycles.
Le cycle du tabac de 1630 à
l674.
Le cycle de l'indigo de 1680 à
l7OO.
Le cycle du coton de la
fin du 17ème siècle aux années 1820.
Le cycle du sucre
En 1772, la canne occupe 170 hectares aux alentours de Marigot et Colombier avec 2
sucreries.
En 1786, 941 hectares étaient exploités et il y avait 24 sucreries. Elles produisaient
environ 875 Tonnes par an.
Le déclin définitif de la canne remonte au début du 20ème siècle, avec la fermeture
de la DERNIERE SUCRERIE à SPRING (MARIGOT).
Les Salines
Pour relancer une économie moribonde liée à
la crise de l'agriculture sucrière au début du 19ème siècle on va tenter d'exploiter
rationnellement les nombreux étangs de la zone Française. Cette exploitation s'effectue
déjà du côté Hollandais qui produit dans les années 1845-1850, 10 000 Tonnes de sel
par an.
Le but des français serait de couvrir les besoins en sel de Terre-Neuve qui s'élèvent
à environ 7 000 Tonnes par an. La production commence alors vers 1848 avec une production
de 350 Tonnes pour arriver à son maximum en 1863 : 360 Tonnes.
Il existe 3 grandes salines :
Grand case Quartier d'Orléans Chevrise.
L'extraction industrielle du sel durera un siècle environ .
La dernière saline en exploitation. celle de Grand 'case fermera dans
les années 60 faute de rentabilité.
Le 20ème Siècle
Au début de 20ème siècle, Saint-Martin connut donc une période de grand marasme
économique car les salines ne faisaient vivre qu'une population limitée et le travail
était saisonnier.
Les couches pauvres de la population vont peu à peu émigrer pour travailler dans les
îles voisines.
A Saint-Domingue, dans les plantations de canne à sucre.
A Curaçao et Aruba dans les raffineries de pétrole.
C'est la seconde guerre mondiale qui tirera Saint-Martin de son isolement.
Pendant et après le guerre, les échanges commerciaux avec les Etats-Unis
s'intensifièrent au point qu'ils devinrent le fournisseur unique de l'île à cause du
blocus des Forces alliées.
Cette période fût faste pour beaucoup de commerçants qui firent fortune en écoulant
cigarettes, tissus, produits alimentaires en Guadeloupe et Martinique.
La paix revenue, Saint-Martin va profiter de l'engouement nouveau d'une population
américaine attirée par le soleil et qui va trouver dans Saint-Martin une destination
idéale.
L'impulsion touristique partira du coté hollandais dans les années 50 et ira en
progression jusqu'à aujourd'hui.
De 1950 à 1970, le développement hôtelier se fit surtout dans la partie hollandaise ,
ensuite des lois de défiscalisation ont permis du coté français un boom immobilier qui
n'est pas encore terminé. Saint-Martin possède maintenant une infrastructure hôtelière
d'environ 7000 chambres qui lui permet aujourd'hui d'être l'une des destinations les plus
prisées de la Caraïbe.