Les indiens Saladoïdes et Arawaks, venus en pirogue
du bassin de lOrénoque en Amérique du Sud, font leur apparition à Saint-Martin
vers 1800 avant JC. Découvrant étangs et lagunes dont le produit - le sel - restera
lune des principales ressources de lîle, ils baptisèrent celle-ci
"SUALIGA" terre du sel.
Les pacifiques Arawaks furent ensuite envahis par dautres indiens
plus belliqueux, aux moeurs anthropophages : " les Caraïbes "
Les Tainos furent les derniers habitants
amérindiens de Saint-Martin vers 1500 après J.C.
Ils furent décimés peu après la découverte de lîle par les premiers colons
européens
Fin du 15 ème
Siècle
Christophe Colomb, lors de son second voyage aux
Antilles, découvre lîle pour le monde occidental.
Le 11 novembre 1493, le navigateur espagnol dédie sa découverte à
lévêque de Tour Saint-Martin dont cest lanniversaire ce jour là .
16 ème Siècle
Lîle est visitée par de nombreuses nations européennes :
Espagnols, Français, Hollandais, Portugais, Anglais, Flamands à la recherches de
mouillages protégés. Cest la grande époque des corsaires et des flibustiers
Réduisant , les autochtones en esclavage, ils les arrachent souvent à
leur île pour les transférer dans des îles voisines . Les mauvais traitements et les
maladies vont très vite les décimer.
En 1595, Sir Francis Drake croise au large de Saint-Martin
Trop petite et d'un intérêt limité pour les
conquistadors, les Espagnols quittèrent l'île en 1648. Pendant cette année,
Saint-Martin était occupé
par 4 Français et 5 Hollandais, chaque gouvernement de ces 2 nationalités signèrent un
traité afin de partager l'île en deux parties.
17 et 18ème Siècle
Au cours de ces deux siècles, sujette aux guerres
maritimes et aux conflits dévastateurs qui ébranlèrent la caraïbe, l'île de
Saint-Martin subit les attaques incessantes de l'Espagne et de l'Angleterre.
Le 23 mars 1648, les français et les hollandais règlent le problème de
leur souveraineté par la signature du Traité du Mont des Accords.
C'est à cette époque en 1776 que fut construit le
Fort Saint Louis, juché sur un morne surplombant la ville de Marigot. Il permettait de la
protéger des constantes attaques anglaises.
Comment délimiter la frontière de Saint-Martin entre Français et
Hollandais?
Deux coureurs de chaque nationalité s'élancèrent
chacun de leur côté afin de parcourir la plus grande distance. Le coureur Français
ayant effectué une distance plus longue, permit d'obtenir une surface représentant plus
des deux tiers de l'île. Une légende raconte que le coureur Français ayant
consommé "juste un peu de vin rouge" se permit de prendre quelques
raccourcis expliquant ainsi sa performance remarquable. Autre particularité, Saint-Martin
est la plus petite île au monde par sa superficie à être partagée par deux pays.
19ème
et 20ème Siècle.
En 1816, la signature du Traité de Vienne met un terme
aux déchirements coloniaux, assurant définitivement la prédominance
Franco-Hollandaise.
En 1848, l'esclavage est aboli dans la partie française de l'île et
1863 pour la partie Hollandaise. Peu à peu, les échanges commerciaux
déclinent :
la production sucrière de l'île cesse en 1875
Celle du coton en 1923.
Les salines ferment leurs portes dans les années 1950.
Ce déclin économique contraint de nombreux Saint-Martinois à l'exil.
ils émigrent vers de nouveaux pôles d'emploi: raffinerie de Curaçao et Aruba,
plantations de Saint-Domingue et les Etats-Unis, tissant des liens affectifs et durables
avec le continent américain.
1945
Pendant la guerre, la partie française de l'île
reconnaît le gouvernement de Vichy et par contrecoup subît le blocus des forces
alliées.
La guerre contribue largement à l'américanisation de
l'île, dont les Etats-Unis sont le fournisseur unique.
Cette période fût aussi faste pour les trafiquants qui établiront de
grandes fortunes
Le marasme économique de l'île persistera jusqu'aux années 50.
1950-2000
...
Depuis un développement économique, lié au tourisme
sous l'impulsion du secteur Hollandais dans les années 55, fait quaujourdhui
Saint-Martin est l'un des centres touristiques le plus fréquenté de la Caraïbe.